La ligne revient chaque année dans les budgets : « application mobile visiteurs ». Elle vient rarement d'un besoin exprimé par le public. Elle vient d'un appel d'offres, d'un concurrent qui en a une, ou d'un éditeur convaincant. La bonne question n'est pas de savoir ce que l'outil sait faire, mais ce que votre visiteur acceptera de faire, debout dans un hall, avant d'obtenir sa réponse.
Quelle est la vraie différence entre une appli d'événement et un lien web ?
Une application demande un téléchargement, souvent un compte, et de la place sur le téléphone avant de rendre le moindre service. Un lien web rend le service au premier clic, sans installation ni identifiant. Toute la comparaison tient dans cette marche à franchir, pas dans la liste des fonctionnalités.
Côté fonctions, les deux mondes se sont rejoints. Un site sait afficher un programme, une liste d'exposants, un plan, une conversation, plusieurs langues. Ce qui reste propre à l'application, ce sont les notifications poussées et la persistance d'un compte d'une édition à l'autre. Le reste tient dans un navigateur.
La marche, elle, se paie sur place. Le visiteur qui a une question est déjà dans le hall, sur un réseau partagé par des milliers de téléphones. Il doit ouvrir un magasin d'applications, trouver la bonne parmi les homonymes, télécharger plusieurs dizaines de mégaoctets, accepter des autorisations, parfois créer un compte. Cinq gestes pour une question qui en vaut un. Beaucoup renoncent et vont faire la queue à l'accueil, ce qui est exactement le problème que l'outil devait résoudre.
Dans quels cas une application se justifie-t-elle vraiment ?
Quatre situations la justifient franchement : un congrès de plusieurs jours, une communauté qui revient chaque année, un besoin de mise en relation entre participants, et des notifications à pousser pendant l'événement. Le point commun : le participant ouvrira l'outil plusieurs fois, donc il amortit l'installation.
Le congrès de trois jours. Le congressiste construit son parcours, garde ses sessions favorites, revient sur son agenda le matin et le soir. L'installation se rentabilise dès la première demi-journée. C'est le format où l'appli tient le mieux, et c'est aussi celui où la programmation bouge le plus, voir notre page congrès.
La communauté qui revient. Un rendez-vous professionnel annuel, avec les mêmes participants d'une édition à l'autre, garde son application installée entre deux éditions. Le coût d'entrée n'est payé qu'une fois.
Le matchmaking. Dès qu'il faut identifier un participant, lui écrire, caler un rendez-vous et retrouver le fil, il faut un compte. Un compte suppose une identité, donc un espace connecté, et l'application redevient légitime.
Les notifications. Une plénière décalée, une alerte météo sur un site en extérieur, un changement de dernière minute : la notification poussée reste le seul canal qui va chercher le participant sans qu'il demande rien. Encore faut-il qu'il l'ait autorisée.
Dans quels cas elle ne se justifie pas ?
Quand le public est de passage. Foire grand public, salon d'une demi-journée, festival ouvert au tout-venant : le visiteur ne téléchargera pas une application qu'il utilisera deux heures et qu'il désinstallera le lendemain. Le taux d'installation, et non la richesse fonctionnelle, décide de l'utilité réelle de l'outil.
Le visiteur qui arrive et repart le jour même
Il gare sa voiture, il entre, il a une liste de trois exposants à voir et un train à reprendre. Son horizon est de quatre heures. Chaque minute passée à installer quelque chose est une minute prise sur les stands. Il veut poser sa question dans la langue qui lui vient et obtenir un chemin, pas découvrir une interface.
Le public familial d'une foire
Sur une foire, le téléphone qui sert n'est pas toujours celui de la personne qui cherche. On est venu à trois ou à cinq, un seul appareil circule, la connexion est mauvaise, le forfait est parfois limité. Un lien qui s'ouvre et qui répond passe partout. Une application à installer sur le téléphone d'un parent qui ne reviendra jamais sur l'événement, non.
Un QR code suffit-il ?
Un QR code n'est pas une solution, c'est une porte d'entrée. Il ne fait qu'une chose : remplacer une adresse à taper. Ce qui compte est ce qu'il y a derrière. Une page qui répond aux questions du visiteur, ou un PDF de plus qu'il faudra pincer pour lire.
C'est le point où beaucoup d'événements se trompent. Le QR code est collé partout, sur les kakemonos, les badges, les tables de restauration, et il pointe vers le plan d'implantation en PDF ou vers la page d'accueil du site. Le visiteur scanne, atterrit sur un document conçu pour être imprimé en A0, et repart bredouille. Le geste était bon, la destination était fausse.
Une porte d'entrée utile mène vers quelque chose qui répond à la question posée à cet endroit précis. Le QR code de l'entrée renvoie vers l'orientation générale, celui d'un hall renvoie vers ce hall, celui d'un stand renvoie vers cet exposant. La même adresse pour tout le monde, c'est une adresse qui ne répond à personne.
Comment décider pour son propre événement ?
Cinq critères suffisent. Pour chacun, une réponse penche vers l'application, l'autre vers un lien web. Comptez les points, la majorité tranche presque toujours d'elle-même.
- Durée. Trois jours ou plus, l'appli se défend. Une journée ou une demi-journée, le lien gagne.
- Retour du public. Le même public revient chaque année et vous le connaissez nominativement : appli. Public renouvelé à chaque édition, souvent de passage : lien.
- Mise en relation. Vous devez faire se rencontrer des participants entre eux, avec messagerie et rendez-vous : appli. Vous devez surtout orienter et informer : lien.
- Langues. Un public international qui arrive avec sa langue trouve plus vite sa réponse dans une conversation que dans une interface traduite à moitié. Beaucoup de langues, peu de temps : lien.
- Assistance. Regardez qui répondra aux visiteurs pendant l'événement. Si la charge est aujourd'hui sur votre accueil et vos hôtesses, l'urgence est de désengorger ce point, pas de publier un catalogue de fonctions.
Un dernier réflexe, plus dur que les cinq critères : sur votre édition précédente, combien de visiteurs ont installé quelque chose ? Si le chiffre existe et qu'il est bas, il vaut tous les arguments. S'il n'existe pas, c'est déjà une réponse.
Que faut-il changer sur son site pour accueillir un agent conversationnel ?
Une balise à coller dans la page de l'événement. Rien d'autre. Votre billetterie reste la vôtre, votre contrôle d'accès ne bouge pas, votre site n'est pas refait. L'agent se monte à côté, sur vos contenus existants : plan, programme, liste des exposants, informations pratiques.
Le travail n'est pas dans le code, il est dans les sources. Un PDF de plan, un tableur d'exposants et une page d'informations pratiques suffisent à démarrer. Nous montons la base de connaissance à partir de ces documents, nous réglons les langues et ce que l'agent ne doit pas dire, et il cite la source de chaque réponse. Hors de son périmètre, il passe la main à votre équipe plutôt que d'inventer.
Le détail de la méthode, de l'hébergement en France et du périmètre de données est sur la page méthode et intégration. Le fonctionnement de l'agent lui-même est décrit sur la page Chat Agent. Si vous voulez voir ce que cela donne sur vos halls et vos exposants réels, demandez une démo : le cadrage et la démo sont offerts.
Questions fréquentes
Peut-on avoir les deux, une application et un agent sur le site ?
Oui, et c'est fréquent sur les congrès. L'application sert les inscrits qui reviennent chaque jour, l'agent sert tout le monde, y compris les visiteurs d'un jour et les accompagnants qui n'installeront jamais rien. Les deux s'appuient sur la même source d'information, sinon vous entretenez deux vérités.
Cela remplace-t-il la billetterie ou l'outil d'inscription ?
Non. L'agent informe et oriente, il ne vend pas de billet et ne contrôle pas d'accès. Vos outils d'inscription restent en place. Il peut renvoyer vers votre page de billetterie quand la question porte sur l'achat.
Les exposants peuvent-ils reprendre le même lien sur leur site ?
Oui. La même balise se pose sur le site d'un exposant, pointée sur son stand. Le visiteur qui prépare sa visite depuis la page de son fournisseur obtient l'emplacement et le chemin sans passer par le site de l'événement.
Faut-il un compte visiteur ?
Non pour poser une question et obtenir une réponse. Un compte devient nécessaire seulement si vous voulez de la mise en relation ou un parcours personnalisé conservé d'un jour à l'autre, ce qui ramène à la grille de décision plus haut.
